CPC 014 - L'Etat c'est moi

De C'est pas con !
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La formule de Louis XIV sied à la CPC 014.

Nous sommes confrontés par le changement de paradigme (cf. CPC 013) au besoin de traiter la "complexité sous-jacente" de notre vision banale de la vie sociale et de la réalité. Ce n'est pas chose facile.

Comment faire pour bien s'en tirer ?



Qui doit commander ?

Si l'on y réfléchit bien, le problème est un problème d'autorité : qui doit commander pour que tout se passe bien ?


Pendant des millénaires, l'on s'est accommodé du pater familias qui peu à peu est devenu le suzerain, comme le colonel est le "père" du régiment.


Le monde westphalien

Et puis nous avons eu une grande querelle de famille qui s'est terminée par le traité de Westphalie, où l'autorité devenait souveraine (ni suzerains, nivasseaux). Ce système établi en 1648 est le notre.

Il repose sur le droit de l'Etat sur les habitants de son sol. Cet Etat était alors en général monarchique, le système westphalien a parfaitement résisté à la transition du roi souverain au peuple souverain.


La virtualisation du sol

Le problème que nous pose à tous la cybernité est la virtualisation du sol, et la multitude de virtualités possibles que cela implique. Selon le principe westphalien, nous relevons de l'Etat propriétaire du sol virtuel où nous nous trouvons. Et on rajoute que nos outils logiciels sont propriété du seigneur propriétaire

Pas facile !

Nous sommes dans une situation identifiée par Machiavel : celle de la multitude. La multitude c'est le "non-peuple". Le peuple peut être souverain ou se choisir un souverain. La multitude s'est ceux qui n'ont pas de contrat social avec une autorité souveraine.


Les trois réponses

Il y a donc trois réponses sans doute complémentaires :

  1. considérer la cybernité comme le territoire d'un souverain existant : c'est la position américaine. "L'internet est amérICANNien"

  2. trouver une nouvelle forme de gouvernance pour la cybernité. Qui va probablement demander autant sinon plus de temps que de passer de la féodalité à l'Etat moderne. D'autant que nous avons un retour aux marchands propriétaires de consommateurs.

  3. s'en débrouiller en revenant à Grotius dont les conceptions ont été utilisées par Louis XIV.

    Grotius est l'inventeur du droit de la mer.
  • L'idée de la souveraineté westphalienne est : l'Etat seul maître à bord.
  • L'idée de l'Etat de Louis XIV est claire ! l'Etat c'est moi.
Notre idée peut alors être : je commande ma "cybernef" à partir de mon navigateur :


Chienfidele.jpg

Mon Etat à moi c'est moi !

Cohérence

Ceci nous donne une vision assez simple qui correspond assez bien à la situation actuelle où s'opposent, en fait,

  • l'idée d'une communauté globale colonisée par l'industrie américaine
  • et une ONU de 12 milliards d'"Etats" (en comptant les entreprises) consensuellement (Sommet Mondial de la Société de l'Information) qualifiés de "parties prenantes" de quatre natures :
  • régalienne (les Etats et les collectivités publiques)
  • la société civile : nous et nos organisations
  • le secteur professionnel : industries, commerces, etc.
  • le domaine international : organisations, associations, etc.


La Metaphore

A partir de cette métaphore maritime ("à la mer-t'es fort"), nous pouvons chacun avoir une doctrine claire quant à qui nous sommes et comment nous devons fonctionner au mieux de nos intérêts du moment ou du réseau considéré :

  • en liberté de manoeuvre personnelle, "pacha" plaisancier, pêcheur, caboteur, corsaire ou pirate.
  • en convoi démocratiquement marchand, sous Comodore élu.
  • en escadre serrée, sous pavillon d'Etat et marque d'Amiral.


Cette approche va nos être nécessaire et une base de décision très simple pour appareiller sur l'internet des objets (IoT) et maintenir les intrus "à bout de gaffe". Il faut bien comprendre que l'on ne peut pas faire d'erreur : car

  • le réseau c'est "la mer" (le catenet)
  • chez nous c'est notre "cybernef" où nous sommes "seul maître à bord".
    l'autorité qui reçoit et décide ou non de réponde. La seule chose qui compte est qu'elle :
  • sache envoyer et recevoir en IP (internet protocol)
  • qu'il y ait des applicatifs branchés qui correspondent à vos besoins.

et pour le reste : Bon vent !




REPONSE(S) :

Secteur public 
Société civile 
Secteur industriel 
Organisations internationales