CPC 005 - La France, ta techno fout le camp !

De C'est pas con !
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Nous vitupérons la technologie anglo-saxonne dont nous subirions les choix commerciaux. C'est avec raison et c'est parceque nous le voulons bien. C'est, en effet, très franchement documenté dans les RFC 3869 et RFC 6852. Les RFC sont les "appels à commentaires" de référence de la standardisation de l'internet.



Ils nous l'expliquent, nous ne les lisons pas

Ceux-ci ont été rédigés tout à fait objectivement par l'Internet Architecture Board (IAB) qui réunit les "sages" de l'IETF, l'organisation de standardisation technique de l'internet.

1) Le première en 2004, nous dit  :

"si le financement commercial reste la principale source de financement pour la recherche sur Internet, il se pourrait qu'il rencontre des difficultés. Outre le choix des projets financés, la source de financement peut également affecter le contenu de la recherche, vers ou contre des développements qui lui sont ou ne lui sont pas favorables".

2) le second en tire la conclusion dix ans après :

"Nous embrassons un paradigme moderne de normalisation où l'économie des marchés mondiaux, alimentée par les progrès technologiques
  • contribue à la création de communautés globales, bénéficiant à l'humanité,
  • est conduit par un déploiement normatif indépendamment de leur statut formel.
L'interopérabilité favorise la concurrence au niveau mondial en répondant aux besoins du marché et des consommateurs, entrainant l'innovation qui favorise la croissance et l'expansion des marchés existants.
La leçon est claire : la communauté globale des GAFAMUSCC (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, US CyberCommand/NSA) nous entraine dans une consolidation d'un marché mondial' gouverné à travers ses normes de fait. Nous ne sommes plus des utilisateurs, mais des consommateurs.


La stratégie américaine

L'histoire de l'internet nous montre que ses fondements architecturaux actuels sont français, ses consolidations (par nature retardatrices) américaines. Ils capitalisent massivement sur nos idées que faute de capacité ils retardent depuis 40 et 30 ans.

Selon la logique exprimée dans la RFC 6852, les USA sont actuellement en train de consolider quasi constitutionnellement leur vision internet du réseau mondial, au sein de leur "communauté globale" qu'un diplomate français a qualifiée d'"amerICANN".

Comment ? Très simplement.

Depuis 1974 les USA ont une politique d'"exception" des transmissions de données (licences provisoires, dérégulation, ICANN) qui est conduite par le NTIA, agence de communications du Président. Celle-ci exerce donc un protectorat politique sur l'internet. En 2014 le NTIA a annoncé sa volonté de banaliser les choses en faisant passer l'internet, comme tout un chacun, sous le contrôle ordinaire de la loi (et donc du Congrès et de son agence de communications, la FCC : Federal Communications Commission).

La particularité de l'internet est que la plupart de ses institutions de gouvernance et de production, qui ont une portée mondiale par le cyberespace, sont sur le sol américain. La banalisation est donc la banalisation de la loi américaine sur le cyberespace mondial. On passe d'un protectorat d'exception, à la régularisation d'un statut colonial.


Les alternatives

Dans la réalité, la position américaine répond à une double montée en puissance :

  • de besoins nouveaux. Architecturalement, la vision de l'internet basée sur ce que peut faire TCP/IP, d'abord nécessaire puis favorable à la NSA, est dépassée. Elle a été mise en minorité lors du renouvellement du traité des télécommunications mondiales en 2014.
  • des BRICS qui se coordonnent peu à peu (Chine/Russie) mais n'ont pas encore de projet affiché (les Chinois ont leur propre extension compatible du nommage depuis dix ans).

L'Europe à ce niveau-là est absente.

Il existe un autre embryon de communauté globale qui est plus un concept, fondateur de l'internet, qu'une réalité, c'est l'initiative "XLIBRE" qui correspond à la LIBRE (même des logiciels Libres) expérimentation par qui le souhaite. Ceci correspond à l'idée, maintenant acceptée à l'ère "post-Snowden", de l'"innovation sans permission" bien qu'elle soit au départ supposée être celle des GAFAM, traitant les "parties prenantes" que son les Etats sur un pied d'égalité.


Une affirmation française

Manchroyal.jpg
Gorfousauteur.jpg
Manchpapou.jpg
Gorfoumacaroni.jpg

Cette CPC propose une idée trés trés simple :

  • celle d'une communauté globale de la "technologie française" ouverte à qui en décide,
  • identifiée de façon simple et visible : par l'utilisation du suffixe ".tf" (Territoires français) alors compris comme celui de la "Technologie Française".
De la même manière qu'il y a le label NF, il est possible à tous de s'afficher avec le label TF.


Vous voulez explorer une vision de recherche et développement technologique à la française, c'est-à-dire de libre recherche innovante ? dites-le en documentant votre projet sous le TLD ".tf" de l'AFNIC.

Il n'y a rien à demander à personne ! Tout ce que vous risquez c'est d'avoir pour voisins des manchots royaux, des manchots papous, des gorfous sauteurs et des gorfou-macaroni. On est en pays de connaissance pour les Linuxiens.




REPONSE(S) :

Secteur public 
La gestion du domaine de premier niveau ".tf" est assuré par l'AFNIC.
Société civile 
A la suite de cette suggestion : le projet http://technofrance.tf a été engagé.
Secteur industriel 
Tous les registraires supportant ".fr" supportent aussi ".tf".
Organisations internationales 
Le ".tf" est un TLD documenté par le IANA.